Qu’est ce que le VARROA
Le varroa destructor est une espèce d’acariens, parasite de l’abeille adulte, ainsi que des larves et des nymphes, causant d’importants dégâts en apiculture.
Le Varroa tire profit de l’abeille, pour se nourrir et se reproduire. Cette relation aura donc uneffet négatif pour l’abeille.
Il a été estimé qu’à partir de 3% de varroa, il y a une baisse de production moyenne de 5kg de miel à la ruche.
CYCLE DE REPRODUCTION dans une cellule de couvain mâle
Durée du Cycle :
Le cycle complet, de l’œuf à l’adulte, dure environ 5 à 14 jours selon les conditions environnementales et la température.
Propagation :
– Une fois adultes, les varroas quittent la cellule d’abeille pour trouver de nouvelles larves à infester, ou parviennent à se fixer sur des abeilles ouvrières (=varroas phorétiques).
– Ils peuvent voyager d’une ruche à l’autre par le biais des abeilles pollinisatrices ou lors des échanges entre colonies.
QUELS SONT LES DEGATS DU VARROA ?
L’acarien affaiblit directement l’abeille en suçant son hémolymphe (= le sang des insectes), causant ainsi de graves dommages aux abeilles en agissant :
➢ Sur le comportement (perturbation de la thermorégulation, baisse d’endurance et d’efficacité au butinage, etc.)
➢ Sur l’immunité (baisse des défenses antimicrobiennes, etc.)
➢ Sur l’organisme (baisse des réserves protéiques, adipeuses, réduction de l’espérance de vie, des sécrétions
➢ hypopharyngiennes, du poids à l’émergence, des capacités d’orientation et risques de malformations, etc.)
➢ Sur la transmission des virus (DWV, SBV, ABPV, KBV, etc.)
Le corps de l’abeille endommagé par la ponction d’un varroa sera :
• Plus fragile vis-à-vis des agents pathogènes (ce qui provoque une maladie)
• Moins résistante aux insecticides
• Moins efficace pour nourrir les larves
Une abeille parasitée par le Varroa destructor aura une espérance de vie réduite.
COMMENT RECONNAITRE LES SYMPTOMES D’UNE COLONIE ATTEINTE DE VARROASE ?
Symptômes du varroa
• Abeilles déformées et sous-développées, en particulier avec des abdomens raccourcis et des malformations des ailes
• Du couvain irrégulier, lacunaire ;
• La présence de Varroa dans le couvain et sur les abeilles ;
• Des symptômes d’une infection secondaire (une autre maladie développée suite à l’affaiblissement de la colonie) ;
• Un développement lent de la colonie ;
• Des colonies affaiblies, avec une moindre production de miel ;
• Des ruches désertées
PREVENTION ET CONTROLE
– Surveillance et dépistage :
Inspectez régulièrement les ruches pour détecter la présence de Varroa. Utilisez des méthodes de dépistage comme le comptage de la chute naturelle du varroa ou une estimation du taux d’infestationpar comptage des varroas phorétiques.
La pose de cadres dits à mâles (cadre à bâtir sans amorce ou dont les amorces alvéolaires sont plus larges) va induire la construction d’alvéoles de couvain mâle dans lesquelles la reine dépose des œufs de mâles. Les femelles varroa y pénètrent préférentiellement et s’y font enfermer lors de l’operculation. Les cadres doivent être retirés maximum 21 jours après leur pose, avant l’émergence des premiers faux-bourdons. Cette technique constitue un bon piégeage du parasite et peut être mis en place dès avril-mai sur les colonies les plus forte, elle permet de réduire significativement la vitesse de croissance de varroa.
– Traitement :
Utilisez des traitements chimiques ou biologiques appropriés contre les Varroa tout en respectant les délais de sécurité.
– Bonne pratique apicole : Renforcez la santé de vos colonies par des pratiques d’apiculture saines (nourrissement approprié, gestion du stress, etc.)
TRAITER LE VARROA AVEC DES SUBSTANCES ACTIVES D’ORIGINE NATURELLE
Le varroa destructor est un parasite redoutable pour les abeilles, notamment en Guadeloupe, où il peut causer despertes significatives dans les ruchers. Les moments de production sont relativement proches ce qui laisse peu deemps pour des traitements longs. De plus il y a de vraies différences de dates de miellée entre secteurs de
récolte. Il n’y a jamais arrêt total de la ponte et donc du couvain dans les colonies toute l’année Compte-tenu de ces contraintes, les traitements flashs pourraient être une solution efficace.
Les apiculteurs semblent avoir un intérêt pour l’utilisation de traitement à base de substances actives d’origine naturelle. Il existe plusieurs traitements à la disposition de l’apiculteur mais tous comportent des avantages et des inconvénients d’utilisation. L’apiculteur devra choisir en fonction des conditions et de ses propres critères.
TRAITER LE VARROA AVEC DES SUBSTANCES ACTIVES D’ORIGINE NATURELLE
LES CATEGORIES DE TRAITEMENTS
Parmi les médicaments actuellement disponibles, trois catégories peuvent être définies en termes de rapidités et durée d’action
PROPOSITION D’UTILISATION DES TRAITEMENTS
Les traitements sont appliqués seulement si nécessaires, idéalement après un test de dépistage du varroa.
Il convient de limiter au maximum les intrants dans les ruches pour ne pas altérer la santé des abeilles et éviter d’avoir des résidus dans les produits de la ruche
Le dépistage du Varroa
Le varroa destructor est un parasite redoutable pour les abeilles, notamment en Guadeloupe, où il peut causer des pertes significatives dans les ruchers. Le dépistage précoce est essentiel pour gérer cet acarien.
POURQUOI FAIRE DU DEPISTAGE
Le dépistage permet de contrôler l’efficacité d’un traitement mais il permet aussi de décider de son application.
QUAND FAIRE UN DEPISTAGE
➢ En fin de saison après le retrait des hausses (novembre) : permet de connaitre le niveau d’infestation avant traitement
➢ Entre 2 miellées (avant la floraison du tandakayou en avril) : permet de savoir si la
pression parasitaire justifie d’un traitement flash par exemple
➢ Après les traitements afin de savoir s’ils ont été efficaces
COMMENT EVALUER LE TAUX D’INFESTATION DU VARROA
Le nombre de colonies à tester dépend de la taille du rucher
